Vers un monde enfin humain

25 août 2012

L'avenir de nos sociétés

Croule et disparais, vieux monde néanderthalien, égoïste, matérialiste et mortifère ! La civilisation à venir sera celle du partage et de la solidarité. L'ordinateur et l'internet nous le proclament chaque jour. Julian Assange, Wikileaks et et ceux qui, au contraire, veulent baillonner toute forme de liberté nous en apportent la preuve.

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08 mai 2012

La roue de l’Histoire - 2

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Suite billet 1 :

La cause de cette dérive ? La société humaine vient de changer d’outil, de passer de l'ère industrielle à celle de l’informatique, c’est-à-dire à celle de la connaissance, à celle du partage. De la sorte, si la fin de la royauté de droit divin correspondit à l’apparition de la machine à vapeur, et avec elle de la république, il est à parier que le XXIème siècle, pour des raisons semblables, verra la fin du capitalisme.

Au début du XIXème siècle, le peuple des sans-culottes aurait en principe dû s’emparer des rênes de la société nouvelle, mais cette société, encore en gestation, n’était pas réellement née de la Révolution. Elle plongeait ses racines dans la période précédente et, si l’invention de la machine à vapeur avait précédé la prise de la Bastille d’une centaine d’années, la bourgeoisie s’était mise en place depuis le Moyen-Âge. Formée d’artisans, de commerçants, d’avocats et de médecins, plus argentée et plus lettrée que le menu peuple, plus intéressée par les progrès techniques que ne l’était la noblesse, elle eut tôt fait de faire sienne l’invention de Denis Papin, de s’approprier l’énergie de la vapeur tandis qu’elle mettait en place, pour supplanter des marquis et barons devenus inutiles, les principes de la république.

Si, jusqu’alors, notre pays demeurait une nation agricole gérée par ceux qui possédaient les terres, la France du XIXème siècle passait à d’autres activités, faisait sienne la puissance mécanique, entrait dans l’ère industrielle. Parallèlement, les barons et marquis faisaient place aux maîtres de forges, aux ingénieurs et aux banquiers. Le capitalisme était né. À la manière dont la noblesse avait précédemment régné sur l’agriculture, il dirigea l’activité nouvelle, donc la politique des nations, et ce jusqu’au seuil du XXIème siècle.

Mais voici que l’ordinateur apparaît, avec lui l’internet, la robotisation, la possibilité de confier à des microprocesseurs et des puces la gestion d’une partie grandissante de l’activité humaine.

Progrès gigantesque, à cette remarque près que laisser l’ordinateur entre les mains du capitalisme et de la finance équivaut à confier le fonctionnement d’une machine à un garçon de ferme. Or, c’est ce que nous avons laissé faire, d’où la catastrophe actuelle : une crise financière doublée d’une crise industrielle, elle-même prolongée par une crise sociale, le tout chapeauté par une crise politique comme on en vit rarement. Mais rien que de très normal à cette situation. Nous ne pouvons gérer les perspectives offertes par l’ordinateur comme nous avons géré il y a des millénaires celles de l’agriculture naissante, non plus que celles de l’industrie des deux siècles passés.

L’ordinateur remet tout en question. Transformant notre manière de voir, il est logique qu’il fasse de même avec nos sociétés. Il n’a rien à voir avec la charrue, ni avec la machine qui fabrique la charrue, ni avec celle qui se fabrique elle-même. L’ordinateur, dernière création du génie humain, n’est pas plus l’outil de démultiplication de la force manuelle qu’il n’est celui du prolongement de la calculette. En plus d’être le moyen de contrôle de l’agriculture et de l’industrie, en un mot de l’activité matérielle, il est l’outil de l’intelligence et de son extension. Or, quand bien même considérerions-nous qu’ils aient autrefois été intelligents, capitalistes et financiers se trouvent aujourd’hui dans la situation de la noblesse d’antan devant la bielle et le piston. Et regardez-les ! Ils ne savent de quelle manière combattre le chômage que génère l’automatisation, ni comment remettre en route l’économie réelle. Depuis qu’ils ont tenté, une fois de plus, de spéculer pour s’enrichir, et qu’ils ont vu soudain s’écrouler leurs banques, leur impuissance éclate au grand jour.

Cet aveuglement, ce manque de bon sens, s’étaient déjà manifestés au long de leur histoire, lorsque l’armée les secondait pour combattre les grèves, maintenir les esclaves dans la nuit de l’ignorance. Ils firent de même dans l’ombre, lors de la crise de 1929, laquelle engendra la seconde guerre mondiale, écho de celle de 14-18 dans les tiroirs-caisses vides. Mieux valait alors, pour les dirigeants de droite, les maîtres de forges et leurs valets, Hitler que le Front populaire.

Nous avons eu Hitler, mais cela n’a pas suffi à ces messieurs, qui s’acharnent aujourd’hui sur les progrès sociaux résultant du Front populaire et de la Libération.

Nous venons de chasser Sarkozy et sa clique, fers de lance de la banque et des chevaliers de l’industrie. Mais le capitalisme a plus d’un tour dans son sac (du moins le croit-il), qui fait aujourd’hui les yeux doux à son nouveau serviteur, un social-démocrate à l’avenir aussi sombre que celui de Capet.

Toutes les royautés d’Europe s’étaient liguées contre nos sans-culottes et notre République. Quelle guerre le capitalisme aux abois nous prépare-t-il à son tour, dans l’ombre, en vue de son inutile survie ?

À suivre…

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05 mai 2012

Façon de te plagier

Cette image que je n’oublierai jamais tant elle correspondait et correspond toujours à mon état d’esprit d’alors. Elle me fut adressée par un jeune inconnu croisé sur la place principale de ma ville de naissance, lors des dernières européennes :

— Ce n’est pas un carton rouge qu’il faudra lui donner, m’avait jeté ce lycéen à propos de notre président, après avoir parcouru le tract que je venais de lui tendre.

— Qu’est-ce que… ?

— Faut le pendre !

 

Le pendre, lui, Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa, comme le pratiquait le cow-boy du temps de la conquête de l’Ouest ?

Nous ne te pendrons pas, citoyen président, ni ne te couperons la tête. Sous l’autorité de l’un de tes prédécesseurs (dont tu n’as pas retenu la moindre leçon, tant pis pour toi) et de son garde des Sceaux, tous deux de cette gauche dont tu ne viendras jamais à bout, nous nous sommes interdit ce forfait. Glissant notre bulletin dans l’urne, nous te dirons simplement ceci :

« Dégage ! »

Ou mieux encore, façon de te plagier, de te planter devant ton personnage :

« Casse-toi, pauvre c…! »

extrait de Révolte Amertume Rebond

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02 mai 2012

L'État et les banques, un hold-up historique.

Cette vidéo dure deux heures trente. Alors asseyez-vous confortablement, ayez un verre à portée de main, et regardez-là. Elle est passionnate.

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01 mai 2012

S.O.S., le Maréchal revient !

Cette image est paraît-il un faux, mais qu'importe. Elle traduit à merveille la situation présente.

vrai travail

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30 avril 2012

La roue de l’Histoire - 1

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Nouvelle Bastille

 « La roue de l’histoire est en marche, rien ne pourra l’arrêter, » nous a dit Jean-Luc Mélenchon — je ne sais plus dans quel discours, je ne sais non plus si les paroles que je rapporte exactes, mais l’esprit est là…

Ces deux mots, la roue de l’Histoire, méritent quelques explications. Sans remonter à l’époque des cavernes, voyons donc ce que sont cette marche, cette roue, ainsi que le pourquoi du mouvement qui, nous affirme-t-on, paraît nous animer.

Nous pourrions prendre pour point de départ la naissance du Christ, mais n’allons pas si loin. Contentons-nous de 1789, date capitale pour nous autres Français, et dans doute pour le monde : pour la première fois, un peuple chassait son souverain, s’installait sur le trône, créait la République. D'un point de vue freudien, cela s'appelle "tuer le père" et prendre sa place.

Passons sur les tentatives de restauration de l’ancien régime, sur les contrerévolutions qui furent à l’origine des révolutions suivantes (1830, 1848, etc.). Passons de même sur les républiques qui se sont ensuite succédées et venons-en aux vingt dernières années, lesquelles virent prendre les rênes de la nation ce souverain républicain que fut Mitterrand et que cessera d’être, espérons-le, Nicolas Sarkozy d’ici la fin de la semaine…

2012, donc. La République fut malmenée (ou mal menée, au choix), l’économie traverse à présent la plus grave crise qui soit, le chômage s’installe, la pauvreté s’accroît tandis que la productivité devient une obsession, que la richesse de la nation se concentre entre les mains de rares privilégiés et que, si le monde n’a jamais autant produit, la vie n'a jamais été aussi difficile pour une moitié de l’humanité. Ainsi, la période d’industrialisation sur le point de s'achever, les peuples passent de l’évolution à la stagnation, puis à la récession économique, enfin à la régression morale. Régression contre laquelle nul ne sait au juste de quelle manière lutter.

C’est alors que J-L M nous parle de révolution, que d’autres lui emboitent le pas : Indignez vous. Révoltez-vous. Prenez le pouvoir ! Mais il ne s’agira plus cette fois de révolution sanglante, il s’agira de révolution par les urnes, de révolution citoyenne. Si nous avons en effet, en à peine plus de deux siècles, changé radicalement d’époque et de manière d’être, de voir et de vivre, le rêve d’universalité qui nous lança à l’assaut de la Bastille est toujours en nous, vivant, qui, par la force des choses, s'éveille d’un long sommeil.

Serions-nous de retour aux balbutiements de la période prérévolutionnaire du XVIIIème siècle, à la remise en question d’une forme de gouvernement qui n’est plus à même de permettre à chaque citoyen de progresser, ni à la société d’évoluer, de grandir, de devenir majeure en ce sens qu’elle n’aurait plus besoin de mettre à sa tête un quelconque souverain, quand bien même serait-il élu par une majorité ?

À mon avis de citoyen d’en bas, d’auteur méprisé, de militant irascible et de pékin en-dessous de tout, il m’est avis que oui. Ça va péter. Cer nos rêves ont été bafoués, les citoyens n’en peuvent plus, ça suffit comme ça.

Il faut dire que la classe dirigeante, formée d’élus qui s'accrochent à leurs mandats, de financiers outrecuidants et de donneurs d’ordres qui nous méprisent, n’est plus à même de mener notre société autrement que par le mensonge. En attendant évidemment d'employer la force, ultime argument de la brute.

La cause de cette dérive ? La société humaine vient de changer d’outil, de passer de l'ère industrielle à celle de l’informatique, c’est-à-dire à celle de la connaissance, à celle du partage. Ainsi, si la fin de la royauté de droit divin correspondit à l’apparition de la machine à vapeur, il est à parier que le XXIème siècle, pour des raisons semblables, verra la fin du capitalisme.

Ce billet est suffisamment long. Je poursuivrai demain.

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29 avril 2012

Lettre ouverte à Jacques Nikonoff

Lettre on ne peut plus intéressante d'une ancienne militante du M'pep.  À lire sur Médiapart.

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Second tour de la présidentielle

Hollande

 Lorsqu’on voit Sarkozy reprendre le discours de l’extrême droite et tenter de s’en tirer (sauver sa peau de Président au-dessus des lois, de ce fait échapper à toute poursuite judiciaire), il n’y a d’autre solution que voter Hollande. Non pour le personnage, non plus que pour ses idées, mais par horreur du pétainisme le-peno-sarkozien et de ses objectifs, par dégoût de l’égoïsme et de la haine de l’autre que trimballe derrière elle une droite momentanément triomphante. On a vu les dégâts que pouvait causer en cinq ans de règne, à notre pays et ses citoyens, un président sans autre objectif que l’obéissance aux marchés et à ceux qui en tirent les ficelles, en particulier le lobby financier, industriel et militaire des Etats-Unis. Dans cette optique, on imagine ce dont ce même président sera capable s’il a pour seul bling-bling le vote favorable de l’électeur français, pour principal carburant la rancœur à l’égard d’un peuple qui ne le supporte plus, la soumission de celui-ci à des lois désormais hors d’âge, sans parler de l’obsession du pouvoir et de l’ordre, de la sécurité, de la réduction du travailleur à ses seules capacité de production et de consommation.

Or, nous ne sommes pas nés humains pour nous soumettre à l’esclavage, ni obéir aux principes d’une manière d’exploitation qui se croit immortelle. Nous sommes nés Homo Erectus pour évoluer vers l’Homo Sapiens, pour passer de la caverne à l’espace, de la conquête du feu à celle d’horizons que nous ne pouvons encore qu’imaginer.

Alors, bulletin blanc, ou bulletin PS ?

Bulletin PS, sans plus d’hésitation ! Car si Hollande et ses bobos s’accommoderaient fort bien, après quelques aménagements, de la situation actuelle — ce sont d’abord des bourgeois, ne l’oublions pas —, nous serons là pour le pousser, avec quelques chances de succès, vers la voie du progrès. De Sarkozy, en revanche, rien à attendre. Le président Sarkozy de Nagy-Bocsa, sous ses beaux costumes et ses tics, dissimule une tête de bois comme on en vit rarement, et qui ne trouve son équivalent que sous le règne calamiteux d’un maréchal tristement célèbre, comme lui agenouillé devant l’ennemi.

Alors votons Hollande, et faisons-le sans état d’âme. Sa nouvelle compagne (que cela nous rassure) est une amie des Bolloré.

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27 avril 2012

Mélenchon, le FdG et la France ne sont pas seuls

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Appel du Dr Rath aux populations d'Allemagne, d'Europe et du monde :

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=zkooBI-HPCU

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23 avril 2012

Gueule de bois, âme en berne, mais nous nous redressons

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 Oui, après les formidables meetings du Front de Gauche, entendre Marine Le Pen chanter victoire et pérorer, voir le visage de Marianne se déformer sous les ricanements d'une demi cinglée, sentir les mots grimacer de plus belle et nous offrir des vessies en lieu et place des lumières que nous attendions, ça fait affreusement mal. Et j’en reviens à un de mes dadas, auquel nombre d’entre vous devraient acquiescer : à la fin de la dernière guerre, après qu’une grande partie de la France s’était accommodée de la peste nazie, nous n’avons pas osé, ou pas su, ou pas pu entreprendre le grand nettoyage de printemps. Nous avons fusillé quelques salopards, certes, tondu quelques femmes sans fierté, mais les germes du mal sont demeurés dans les esprits, qui de nouveau répandent  leurs miasmes et leur haleine empuantie sur notre France malade. Sur cette nation, autrefois belle et généreuse, qui préfère aujourd’hui les arrangements douteux de la pseudo modernité aux rêves insensés de la jeunesse, le confort quotidien au combat éternel contre l’obéissance et le servage — alors repli sur sa précieuse personne, défense des “valeurs éternelles,“ refus de toute évolution, et sur-place en finale, quand ce n’est pas régression.

Et puis, en 2002, appel à voter Chirac ! Par crainte du père fouettard, le peuple de gauche glissant dans l’urne d’une République instituée par lui-même le bulletin de la honte !

La fille a succédé au père, nous allons une fois de plus devoir nous rallier, le temps d’une mascarade qui en engendrera une autre, au panache douteux d’un nouveau rassembleur, d’un soi-disant sauveur trouvé in-extremis : François Hollande…

Avant les résultats, plutôt que de laisser au vestiaire les convictions qui m’ont grandi au fil des trois dernières année, je me jurais de voter blanc.  Mais depuis que cet épouvantail de Le Pen (regardez-là, ne lui manque que le galure SS, celui que le mépris de l’homme et de son travail ont paré de la Totenkopf, de la tête de mort,) que cet épouvantail postillonnant, donc, pérore sur les plateaux d’une télévision lui léchant les bottes, je change de stratégie : mieux vaut Hollande que Sakozy, car laisser passer Sarkozy nous amène en droite ligne à Le Pen, c’est-à-dire à un avatar de Pétain, à une seconde révolution nationale, la première nous ayant menés là où nul ne veut plus aller.

Hollande vaut à peine mieux que Sarkozy, d'accord. Mais lorsque la finance lui tombera dessus, il aura à sa droite, à sa gauche, au-dessus, au-dessous, partout autour de lui, si nous en décidons ainsi, des combattants qui le contraindront à demeurer en selle.

Oublions nos chapelles, oublions nos querelles ridicules, bâtissons un front de gauche ouvert à touts les énergies et toutes les générosités. 

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